Lorsqu’un enfant est secoué ou giflé de façon violente, sa tête est balancée dans tous les sens. L’accident peut également arriver lorsque le mouvement de la tête du bébé est interrompu subitement, par exemple sur un objet mou comme un coussin.
Le cerveau d’un tout-petit est encore très fragile : la tête est très grosse par rapport au reste du corps et l’enfant n’a pas encore la force nécessaire pour la maintenir tout seul. De plus, il y a un espace entre les os du crâne et le cerveau. Ce dernier bouge dans la boîte cranienne. Chaque mouvement brutal peut donc entraîner une déchirure des vaisseaux sanguins autour du cerveau.
Le syndrôme du bébé secoué concerne tous les enfants de n’importe quel âge, mais avant tout les garçons de moins d’un an.
Quelles en sont les conséquences ?
Le bébé secoué peut souffrir d’un grave traumatisme cérébral, pouvant provoquer la mort ou une invalidité permanente. Les dégats sont la plupart du temps irréparables, avec de graves séquelles neurologiques et des déficits qui peuvent tarder à se manifester.
Les bébés qui s’en sortent sans séquelles sont une minorité : moins d’un enfant sur quatre.
Pourquoi secoue-t-on les bébés ?
Le fait de secouer un bébé, que ce soit volontaire ou involontaire, est une forme de mauvais traitement, une maltraitance envers l’enfant.
L’accident arrive surtout lorsque l’adulte perd patience face aux pleurs sans fin d’un bébé, en cas de stress causé par la fatigue, ou par la difficulté à changer ou a nourrir l’enfant.
Cela peut arriver à la mère, au père, aux autres membres de la famille ou la nounou.
Comment l’éviter ?
Ayez toujours à l’esprit qu’il ne faut JAMAIS secouer un bébé, quelle que soit la situation où vous vous trouvez.
L’Association Française de Parents de Bébés Secoués a été créée afin de prévenir de tels drames qui touchent chaque année des centaines d’enfants en France.
1. La violence physique et morale 3. L'autorité parentale