Ne retardez pas les tétées : en espaçant les tétées, les seins peuvent sembler plus remplis, mais en fait vous ne produisez pas plus de lait. Le lait qui s’accumule et reste dans les seins signale à ceux-ci d’arrêter de produire. Ce qui provoque une baisse de la lactation.
Ne limitez pas la durée des tetées : La durée des tétées varie en fonction de l’âge du bébé, du moment de la journée, et du degré d’éveil du bébé. Le lait de fin de tétée, riche en calories et lipides, donne un sentiment de satiété à l’enfant. Il vaut donc mieux ne pas le priver de ce lait.
De plus, comme le lait maternel se digère très rapidement, il n’y a aucune raison d’espacer les tétées de trois heures, comme on entend souvent dire. Ces recommandations concernent le lait artificiel, qui est beaucoup moins digeste pour l’enfant.
Il est inutile de changer bébé de côté après “X” minutes : donnez de préférence le premier sein jusqu’à satiété. En changeant de sein avant qu’il ne soit vidé, votre bébé ne reçevra pas le lait gras de fin de tétée, et vos seins, qui ne seront pas vidés, ne produiront pas plus de lait.
Ne donnez des biberons de complément qu’en dernier recours : l’alimentation mixte, ou même les suppléments occasionnels, peuvent perturber, voire même compromettre votre allaitement. Si votre bébé a besoin de plus de lait, proposez lui le sein plus souvent. En lui donnant un biberon de complément, vous ne stimulerez pas davantage vos seins. Cela risque de vous conduire très rapidement au sevrage (voir 1. Le manque de lait).
Si le bébé doit malgré tout être supplémenté, le biberon doit être choisi en dernier. Utilisez dans ce cas une cuillère, une tasse, une pipette,...
Evitez les biberons et tétines : même s’il ne concerne pas tous les enfants, vous prendrez le risque de perturber définitivement la succion du bébé et d’arriver à un sevrage précoce (voir 9. La confusion sein-tétine).
Ne laissez pas pleurer bébé avant de lui donner ce qu’il demande : c’est inutile, et votre bébé se fatiguera. Il risquera de s’endormir au sein avant d’avoir eu le temps de se rassasier.
Ne tenez pas compte des personnes qui n’ont pas voulu allaiter, ou qui n’y sont pas parvenues. Celles-ci ne pourront que vous transmettre des idées recues. Quant aux professionnels de la santé, vous pourrez tomber tout aussi bien sur une personne formée à l’allaitement, que sur celle qui ne sait pas ou qui croit savoir…
Restez autant que possible distante de tous leurs conseils et cherchez votre propre voie en compagnie de votre partenaire.
En cas de doute, n’hésitez pas à contacter une association de soutien à l’allaitement.